Présentation d’ISAE-SUPAERO

Le groupe Neuroergonomie et facteurs humains de l’ISAE-SUPAERO (Département DCAS) conduit des recherches sur les mécanismes neuronaux de l’erreur humaine dans le but d’améliorer la performance et la sécurité dans les systèmes à risque tel que l’aviation. Le groupe est composé d’environ 18 membres au total (permanents et non permanents), et mise sur son expertise interdisciplinaire en neurosciences, traitement du signal, informatique, et facteurs humains. Nous développons des collaborations avec des firmes importantes comme les constructeurs aéronautiques, les compagnies aériennes, ou encore des agences de sécurité. Le laboratoire a été récemment récompensé par la revue Aviation Week pour sa contribution sur la sécurité aérienne (http://aviationweek.com/laureates). Le groupe Neuroergonomie et facteurs humains est également soutenu par deux chaires industrielles financées par AXA Research Found et Dassault aviation. Des collaborations scientifiques de premier plan en Europe, Asie, et États Unis sont entretenues pour mener des recherches internationales ambitieuses. Le laboratoire dispose de moyens uniques tels qu’un simulateur de vol sur vérin, des avions légers, des moyens de neuroimagerie, et divers capteurs physiologiques

L’équipe du projet Hyperscan

Le projet Hyperscan

Le projet Hyperscan a pour ambition de développer des technologies de monitoring de deux opérateurs pour évaluer leur niveau de coopération. L’approche suivie, appelée « Hyperscanning » consiste à mesurer en temps réels la « synchronie » entre l’activité cérébrale de deux personnes en situations de collaboration. Ce projet pluridisciplinaire est au carrefour des neurosciences, de l’intelligence artificielle et des facteurs humains. Ces techniques de monitoring seront testées en simulateur où des pilotes de chasse seront guidés par des contrôleurs avancés au sol dans un contexte incertain, complexe et dynamique.  Les participants seront équipés de différents capteurs (ex :  electro-encéphalogramme, eye tracker, électro-cardiogramme) et leurs signaux physiologiques seront analysés en temps réel pour déterminer l’efficacité de leur collaboration. L’enjeu est de pouvoir utiliser ces mesures pour optimiser l’interaction entre ces opérateurs et leurs systèmes de contrôle mais aussi de développer des cockpits intelligents et adaptatifs.